GRIGNY LA GRANDE BORNE

GRIGNY LA GRANDE BORNE
LES FAITS DIVERS
L'arrestation tourne à la rébellion
GRIGNY16.09.2008, 07h00

CHAUDE SOIRÉE, dimanche soir à Grigny. Il est 23 heures lorsque les policiers prennent en chasse une Ford Escort qui a été signalée volée. Mais le conducteur n'entend pas se soumettre au contrôle. La course-poursuite se termine en dans le quartier de la Grande-Borne où, au passage, le conducteur de la Ford Escort percute une voiture en stationnement.

Les passagers prennent la fuite et la police tente d'interpeller le conducteur. Mais ses amis et d'autres jeunes du quartier ne l'entendent pas ainsi et prennent les forces de l'ordre à partie. Celles-ci vont essuyer des jets de pierres avant d'appeler du renfort. La police a dû faire usage de deux flash-balls et d'une grenade lacrymogène pour rétablir le calme. Il n'y a pas eu de blessé et le conducteur, un mineur de 17 ans originaire du quartier, a bien été arrêté. Le Parisien

# Posté le mardi 16 septembre 2008 07:49

La grande borne

La grande borne

L'histoir elle date mais c'est pour vous faire rapplé a lanciénne la grande borne commen c'etais avant lisé l'histoir elle est gangsta

SEMAINE DU JEUDI 24 Octobre 1996

À la Une < Le Nouvel Observateur < Guerre des bandes en banlieue sud

«Ils avaient des couteaux, des fusils, des pistolets»
Guerre des bandes en banlieue sud
C'était un dimanche à Athis-Mons. Des jeunes d'une cité de Grigny sont arrivés, ils ont semé la terreur et ils ont tué. Désormais, on ne se bat plus à mains nues

Ils se tiennent bien droit. Les regards sont durs. Mais pas question de pleurer. Les jeunes de la cité du Noyer-Renard à Athis-Mons sont tendus et fiers. Un des leurs est tombé, à quelques pas d'ici, dimanche 13 octobre. Il s'appelait Xavier, il avait 23 ans, il était employé à Carrefour. «Un bosseur», disent ses copains. Il est mort au pied d'un immeuble, massacré à coups de couteau. «Ils sont venus pour tuer», affirme Mohamed. «Ils», ce sont «ceux de la Grande-Borne» de Grigny, descendus le dimanche pour se venger de l'insupportable affront essuyé la veille au soir.
Le samedi, ceux qu'ils appellent aussi les «GB» avaient débarqué en trop petit nombre pour assister à un concert, ils «ont pris la volée de leur vie». Une vague querelle pour un scooter et les coups sont partis. Les mecs d'Athis tenaient une trop belle occasion de mâter ceux de la Grande-Borne, qui passent pour des durs parmi les durs. Le combat d'hommes, à mains nues, qui a suivi restera dans les mémoires de la banlieue sud. Quand les policiers sont arrivés, sous les traditionnels jets de pierre, les troupes de la Grande-Borne ont prévenu: «On reviendra.»
Ils sont revenus. Ils étaient une trentaine, disent les enquêteurs. «Une bonne centaine», exagèrent les jeunes. «Ils se sont dispersés en petits groupes, à la recherche de victimes, raconte Mohamed. Ils avaient des haches, des fusils, des couteaux, des pistolets et ils couraient, en frappant sur tout ce qui se trouvait sur leur passage.» La horde sauvage et cagoulée tombe sur Xavier. On connaît la suite. L'acharnement barbare et la mort.
Peu de jeunes ont été témoins du drame, tous le racontent. Dans les récits revient sans cesse l'attitude de la police, l'ennemi commun. «Les flics sont intervenus après le drame, alors qu'ils avaient été prévenus de l'arrivée de ceux de Grigny, assure Farid. Pourquoi n'ont-ils pas bouclé la cité comme ils l'ont déjà fait dans le passé? Je crois qu'ils ont peur.» Au commissariat, on dément, bien sûr. Le Noyer-Renard n'est pas une de ces cités où la police n'entre pas. Le Noyer-Renard n'est pas la Grande-Borne.
La Grande-Borne s'étend à une dizaine de kilomètres de là. Dès l'entrée, des panneaux préviennent: «Automobilistes, attention. 8000 enfants vivent ici.» On pourrait ajouter que 32 nationalités s'y croisent. Les immeubles sont des cylindres aux couleurs défraîchies, sinistres. Des brins d'herbe survivent dans la boue. Les voies de l'A6 longent l'ensemble. De l'autre côté de l'autoroute, on aperçoit Grigny. La Grande-Borne est un monde à part. Les jeunes d'ici disent qu'ils vivent dans «le triangle "du Bermude"», celui des jeunes oubliés.
Abandonnée, la cité est tombée sous le joug d'une petite bande qui sème une terreur quotidienne. «C'est comme une mafia, dit une femme. Des petits caïds qui vivent de trafics divers et terrorisent tout le monde: lâcher de pitbulls au marché, attaque des médecins de nuit – qui ne viennent plus –, vandalisme, racket...» Jeudi dernier, pourtant, les policiers ont investi la Grande-Borne. Ils ont interpellé une vingtaine de suspects. Parmi eux se trouverait le meurtrier de Xavier: un jeune père de famille de 19 ans, employé de la Poste.

A Athis, on raconte, mi-terrifié mi-fasciné, que ceux de la Grande-Borne jouent aux gangs américains: «Ils ont des armes, roulent dans des grosses bagnoles et se donnent des surnoms en anglais.» Ils feraient même brûler de l'essence dans de grands bidons. Mieux, ils auraient établi une liste avec les noms des ennemis à abattre. Fantasmes. «On ne peut pas comparer les situations française et américaine, estime le sociologue Adil Jazouli. Un drame comme celui d'Athis pourrait malheureusement survenir tous les week-ends. La véritable aggravation de la situation réside dans l'arrivée des armes: on ne se contente plus de se taper dessus, on sort le couteau.» Il faut ajouter qu'en six ans le nombre de cités où sévissent les bandes à doublé.
Rien à voir, toutefois, avec la logique quasi militaire des gangs américains. «Aux Etats-Unis, on appartient au gang de père en fils, ajoute un spécialiste des violences urbaines. Les groupes sont très structurés autour d'un leader et d'un trafic. En France, les jeunes n'acceptent pas la domination d'un seul chef. En revanche, la solidarité est absolue: toucher à un membre de la bande, c'est provoquer tout le groupe.»
A Athis, tout le monde se souvient qu'en 1994 le Noyer-Renard s'était enflammé après la mort de deux jeunes dans une bagarre. Depuis ce nouveau drame, les adultes (parents de Xavier, commissaire de police, maire et éducateurs) ont tenté de contenir la colère et d'enrayer l'envie de vengeance. Car le Noyer-Renard n'est pas seulement choqué, le Noyer-Renard est aussi vexé. La force déployée par la Grande-Borne a impressionné. Et le prénom de Xavier est désormais inscrit dans une mémoire collective où peur et défaite étaient jusque-là des humiliations réservées aux femmes...
Les jeunes des bandes, que l'on décrit souvent comme «sans valeurs ni repères», sont attachés à un code de l'honneur qui leur est propre. Un regard de travers, une parole déplacée, et c'est cet honneur qui est menacé. «Il est fondamental pour eux de ne pas perdre la face, explique Maryse Esterle-Hedibel, sociologue. Cela s'accompagne d'une culture du corps très forte: on règle les comptes physiquement.» Dans cette logique, la mort de Xavier a un prix: celui de l'honneur du groupe. Pour éviter le pire, les adultes ont essayé d'opposer une autre logique: celle de la dignité et de la justice. Ceux du Noyer-Renard sont-ils prêts à l'accepter?

ISABELLE MONNIN



Isabelle Monnin
Le Nouvel Observateur

# Posté le dimanche 11 mai 2008 11:12

Modifié le dimanche 11 mai 2008 11:51

La grande borne

VIDéO DES QUAND ILS ONT SOTé DES MEC POUR LES éMEUTE


A Grigny, la Grande Borne concentre les maux et les maigres espoirs des cités

A Grigny, le commissariat est protégé par des filets de sécurité d'une dizaine de mètres de hauteur censés interdire d'éventuelles attaques par des émeutiers. Un bunker gris qui résume la situation de cette ville de 25 000 habitants, dans l'Essonne, considérée par la police comme la plus sensible d'Ile-de-France à cause de ses deux quartiers difficiles, Grigny-2 et la Grande Borne.


Depuis trois ans, en effet, cette dernière cité, à cheval sur Grigny et Viry-Châtillon, coincée entre l'autoroute A6 et les quatre voies d'une route nationale, n'a jamais cessé d'occuper le devant de la scène des violences urbaines. L'affaire qui a motivé l'importante opération de police menée lundi 17 mars s'ajoute à de nombreux précédents.

De ces tensions, on retient généralement ce qu'Omar Dawson, un responsable associatif de 29 ans, appelle la "haine de l'Etat". "Depuis des années, on prévient : ça va aller en s'aggravant, être de plus en plus violent", explique cette figure de la cité. Jusqu'à présent, ses prévisions alarmistes se sont révélées justes : usage d'une arme à feu contre les policiers lors des émeutes de 2005, agressions de pompiers et incendie d'un bus en 2006, avant que d'autres cités ne copient la méthode, affrontements avec les forces de l'ordre en 2007, nouveaux coups de feu contre les policiers le 2 mars dernier.

"A la Grande Borne, on atteint un niveau de violence inédit", relève Jean-François Pascal, procureur de la République d'Evry. "Le contexte est toujours très tendu : le moindre contrôle d'identité peut très mal se terminer", ajoute un officier de police. Les forces de l'ordre y voient la conséquence de la mainmise de "bandes" soucieuses de protéger leurs activités délinquantes.

Les jeunes, eux, analysent ces tensions comme la conséquence du "sentiment d'oppression" dû à l'attitude "agressive" d'une partie des policiers. "Quand tu te fais contrôler, tu réfléchis pas. Sans qu'on te le demande, tu sors de la voiture, tu mets les mains sur le capot et tu attends la fouille, qui se passe plus ou moins bien", témoigne Kouider Oukbi, 27 ans, étudiant en master, conseiller municipal sur une liste d'opposition à la mairie communiste rassemblant des jeunes du quartier.

Comme beaucoup d'autres, il exprime son ressentiment d'être traité comme un délinquant a priori parce qu'originaire de la Grande Borne. L'impression, aussi, de relever uniquement du "maintien de l'ordre". "Les personnes extérieures se demandent pourquoi il y a parfois une forme de complaisance vis-à-vis des violences urbaines. Mais, c'est parce que la population voit bien que la police n'effectue pas de distinction entre un gamin de 17 ans qui ne marche pas droit, et un père de famille qui rentre du boulot", note Omar Dawson.


"RÉVEIL DES CONSCIENCES"


Le contexte social ajoute à la désillusion. Un taux de chômage très élevé. Un grand nombre de jeunes sans qualification. Des revenus inférieurs de moitié à la moyenne régionale. Des difficultés dans le paiement des loyers.

"Il y a un mal-vivre terrible", se désole Jean-Guy Lafaye, directeur de l'école du Buffle, située au coeur de la cité. "C'est un quartier relégué depuis trente ans", ajoute Sébastien Ledoux, professeur au collège de Grigny.

Tout n'est pas sombre, pour autant, à la Grande Borne. D'abord parce que tous les jeunes ne s'enferment pas dans une logique de violence : une liste soutenue par plusieurs figures du quartier a obtenu 20,5 % au premier tour des municipales (26 % au second), empêchant l'élection directe du maire communiste sortant. "C'est le signe d'un réveil des consciences", s'enthousiasme Omar Dawson malgré la faible participation.

Ensuite parce que les enseignants et les parents d'élèves ont décidé de se mobiliser, fin 2007, après plusieurs agressions. Leur initiative a débouché sur un rassemblement de plusieurs centaines de personnes contre la violence. Depuis, le collectif tente de porter la parole des habitants pour réclamer des moyens supplémentaires et une police moins spectaculaire, mais plus présente. Sans succès pour l'instant : "On se heurte à la surdité de l'Etat, qui nous répond avec de la langue de bois", enrage Sébastien Ledoux.

# Posté le vendredi 21 mars 2008 13:34

Modifié le samedi 29 mars 2008 15:31

grigny la grande borne

grigny la grande borne
Violences - Quatre policiers blessés dans des échauffourées à Grigny

Crédit Photo : TF1/LCI Des policiersL'un d'eux a reçu une volée de plomb tirée d'un fusil à pompe, lors de heurts avec une trentaine de jeunes dans le quartier réputé sensible de la Grande-Borne.
Les affrontements ont débuté alors qu'une dizaine de jeunes s'en prenaient à une boulangerie du quartier. Ils menaçaient de mettre le feu à la boutique et réclamaient l'argent de la caisse.
- le 02/03/2008 - 21h28
Quatre policiers ont été blessés dimanche après-midi lors d'affrontements avec une trentaine de jeunes dans le quartier réputé sensible de la Grande-Borne, à Grigny (Essonne), selon une source policière. Trois d'entre eux ont été légèrement blessés au visage et aux jambes par des jets de projectiles, a indiqué une source judiciaire. Un quatrième a reçu une volée de plomb tirée par un individu armé d'un fusil à pompe. Il a été touché à une cuisse et a dû être transporté à l'hôpital d'Evry. Ses jours ne sont pas en danger, ont indiqué les pompiers.

Les affrontements ont débuté alors qu'une dizaine de jeunes s'en prenaient à une boulangerie du quartier. Ils menaçaient de mettre le feu à la boutique et réclamaient l'argent de la caisse. A l'arrivée de la police, les jeunes braqueurs ont pris la fuite avant d'être rejoints par une vingtaine d'autres individus. Deux d'entre eux ont sorti des fusils à pompe et fait feu en direction des policiers. D'après le syndicat Alliance, les armes n'étaient pas chargées avec de vraies balles, mais avec du plomb. Plusieurs autres jeunes étaient en possession d'armes de poing, mais ils n'ont pas réussi à en faire usage, a précisé le syndicat Alliance. Des projectiles et des cocktails Molotov ont été lancés en direction des fonctionnaires. Une voiture a également été brûlée.

Le quartier a été bouclé par de nombreux renforts, dont des CRS et des gendarmes mobiles. Le calme est revenu une heure trente plus tard, selon la police qui n'a procédé à aucune interpellation. Plusieurs patrouilles devaient surveiller le quartier dans la soirée

# Posté le dimanche 02 mars 2008 19:06

Modifié le mardi 04 mars 2008 09:11

LA COMERA CRIM MOBB

CLIP DE LA COMERA GRANDE BORNE TROP GHETTO SISI

# Posté le mercredi 13 février 2008 12:16